Armées en marche et découvertes herpétologiques dans l'Antiquité - Université de Lille Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Anthropozoologica Année : 2012

Armées en marche et découvertes herpétologiques dans l'Antiquité

Résumé

A number of impressive cases of armies confronted by venomous serpents in remote parts of the world are mentioned in ancient texts: from the eastern campaigns of Alexander and of Pompey to the expeditions led in Northern Africa, the Levant and Arabia, several recurring themes raise questions about the epistemological function of these military episodes. As well as traditional fears about the potential dangers of unknown territory, various aspects of these accounts are related to the discovery of knowledge about ophidians: an exploratory mission, the behaviour of the group, unfavourable circumstances, the presence or absence of medical specialists, information supplied by native people. This paper offers an overview of these different expeditions and of the ophidians discovered and explores the boundaries between legend, history and science. The study reveals that two types of situation generally occur: the armies are either confronted with truly dangerous species (Bungarus, Eristicophis macmahonii, Cerastes cerastes, Cerastes vipera), or they consider serpents which are in fact harmless to be harmful (Eryx jaculus, Coluber elegantissimus). Both situations serve to exaggerate the portrayal of this kind of encounter as catastrophic.
Les textes anciens signalent plusieurs cas spectaculaires d’armées confrontées à des serpents venimeux dans des zones reculées du monde : des campagnes orientales d’Alexandre et de Pompée aux expéditions conduites en Afrique du Nord, au Levant et en Arabie, quelques motifs communs permettent de s’interroger sur le rôle épistémologique de ces épisodes militaires. Aux peurs traditionnelles liées à la dangerosité des confins s’ajoutent plusieurs facteurs intéressant la constitution des savoirs sur les ophidiens : une démarche exploratoire, les comportements de groupe, les circonstances défavorables, la présence de médecins spécialisés ou non, les informations fournies par les populations locales. La contribution propose un panorama de ces différentes expéditions et des ophidiens rencontrés en tentant de faire la part entre la légende, l’histoire et la science. Après examen, deux situations majeures apparaissent : soit les armées furent confrontées à des espèces réellement dangereuses (Bungarus, Eristicophis macmahonii, Cerastes cerastes, Cerastes vipera), soit elles ont prêté une nocivité sans fondement à d’autres qui étaient inoffensives (Eryx jaculus, Coluber elegantissimus) contribuant dans tous les cas à outrer le tableau catastrophique de ce type de rencontre.
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Dates et versions

hal-01662881 , version 1 (13-12-2017)

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Citer

Sébastien Barbara. Armées en marche et découvertes herpétologiques dans l'Antiquité. Anthropozoologica, 2012, 47 (1), pp. 15-50. ⟨10.5252/az2012n1a1⟩. ⟨hal-01662881⟩
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