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Faire des différences. Ce que l’ethnographie nous apprend sur l’articulation des modes pluriels d’assignation

Résumé : Cet article s’inscrit dans l’héritage de travaux états-uniens et français qui posent que la réalité est toujours déjà intersectionnelle et qui proposent d’analyser la réalisation située des imbrications possibles entre la classe, la race et le genre. Tirant les leçons des critiques adressées à la notion d’intersectionnalité, il analyse ce que la méthode ethnographique apporte à l’étude de l’imbrication des rapports de pouvoir que sont la classe, le genre et la race. Dans un premier temps, cet article revient sur les principaux apports des travaux qui s’appuient sur une méthode ethnographique. Il prend ensuite appui sur des observations réalisées pendant ma recherche doctorale pour montrer comment l’ethnographie sert à complexifier l’approche intersectionnelle. Enfin, il s’attache alors à montrer comment l’approche ethnographique permet de fonder des formes de théorisation de l’imbrication des rapports de pouvoir, la circulation des outils théoriques d’une discipline à une autre (dans ce cas précis du droit à la sociologie et à l’anthropologie) opérant un déplacement dans la manièremême d’appréhender la notion d’intersectionnalité qui devient un objet de recherche davantage qu’une méthode.
Type de document :
Article dans une revue
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https://hal.univ-lille.fr/hal-02460895
Contributeur : Lilloa Université de Lille <>
Soumis le : jeudi 30 janvier 2020 - 12:36:33
Dernière modification le : mardi 29 septembre 2020 - 10:04:36

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Sarah Mazouz. Faire des différences. Ce que l’ethnographie nous apprend sur l’articulation des modes pluriels d’assignation. Raisons politiques, 2015, Raisons politiques, 58, pp.75-89. ⟨10.3917/rai.058.0075⟩. ⟨hal-02460895⟩

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