L’exercice aérobie continu apparaît protecteur contre les hyperglycémies de récupération précoce, en période post-absorptive, en comparaison de l’exercice intermittent intense, chez des enfants et adolescents atteints d’un diabète de type 1 - Université de Lille Accéder directement au contenu
Communication Dans Un Congrès Année : 2020

L’exercice aérobie continu apparaît protecteur contre les hyperglycémies de récupération précoce, en période post-absorptive, en comparaison de l’exercice intermittent intense, chez des enfants et adolescents atteints d’un diabète de type 1

Résumé

INTRODUCTION-QUESTION Dès le plus jeune âge, l’exercice est une clé de la prise en charge du diabète de type 1 (DT1). Néanmoins, la peur de l’hypoglycémie est un frein majeur à l’activité physique (Livny et coll. 2019). Chez l’adulte atteint de DT1, l’ajout de répétitions de séquences intenses lors d’un exercice continu modéré semble limiter la baisse de glycémie (Guelfi et coll. 2005). L’objectif est d’évaluer l’impact de l’intensité et de la modalité d’exercice sur les excursions glycémiques au décours de l’exercice chez l’enfant/adolescent atteint de DT1. MATERIELS ET METHODES Cinq garçons et 7 filles atteints de DT1 (9,8±1,4ans; HbA1c 7 ,5±0,7%) réalisent en période post-absorptive, sur ergocycle, en ordre randomisé (visites espacées de >48h), un exercice continu modéré (CONT) et un exercice intermittent intense (INT) de durée et charge mécanique totale identiques [20min; 50%PWC170 vs. 15sec(150%PWC170)/30sec récupération passive). Les variations glycémiques (glycémie capillaire pendant l’exercice et glucose interstitiel à la récupération) sont comparées entre les types d’exercice et une condition sédentaire (SED), en prenant en compte la glycémie initiale, les glucides et l’insuline (covariables dans les modèles mixtes linéaires). RESULTATS Aucune hypoglycémie symptomatique n’est survenue. Alors que la glycémie capillaire diminuait à l’exercice pour CONT (−26,5mg/dL), elle restait stable pour INT (différence inter-condition, P<0,05) à partir de valeurs élevées (respectivement de 192,8±39,4 et 179,2±78,3mg/dL, non différentes entre les conditions). Plus les glycémies initiales étaient élevées, plus les excursions hyperglycémiques étaient importantes en récupération précoce, mais avec un effet protecteur de l’exercice CONT vs. INT (P<0,05) et vs. SED (P200mg/dL, respectivement 0(0;51,6); 83(0;100) et 100(10;100)%]. Aucun effet des conditions n’est apparu en récupération tardive (8h post-exercice). DISCUSSION-CONCLUSION Les enfants et adolescents atteints de DT1, pour lesquels la 1ère barrière à l’exercice était pourtant la peur de l’hypoglycémie (score BAPAD1: 4,1±1,6), ont souffert d’excursions hyperglycémiques dans les conditions sédentaire et exercice intermittent intense, alors que l’exercice continu modéré apparaissait protecteur. Les travaux futurs devraient considérer la problématique du risque hyperglycémique à l’exercice, au même titre que celle de l’hypoglycémie. Déclaration d'intérêt
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-04050008 , version 1 (28-04-2023)

Identifiants

  • HAL Id : hal-04050008 , version 1

Citer

Elsa Heyman, Elodie Lespagnol, Joris Heyman, Sémah Tagougui, Chantal Stuckens, et al.. L’exercice aérobie continu apparaît protecteur contre les hyperglycémies de récupération précoce, en période post-absorptive, en comparaison de l’exercice intermittent intense, chez des enfants et adolescents atteints d’un diabète de type 1. Congrès de la Société Francophone du diabète, Sep 2020, Bruxelles, France. ⟨hal-04050008⟩
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