Grammaire du suffixe -et(te) - Université de Lille Accéder directement au contenu
Ouvrages Année : 1997

Grammaire du suffixe -et(te)

Georgette Dal

Résumé

Ce n’est ni la recherche de l’exotisme, ni la quête de la rareté affixale en français qui ont guidé le présent ouvrage, dont l’objet consiste en une tentative de mise en place de la grammaire du suffixe -et(te), repérable dans quelque 1 500 mots du lexique français. Une telle entreprise achoppe d’entrée à deux obstacles : (i) D’une part, une fois posé que le suffixe -et(te) incarne le suffixe « diminutif » français archétypique, tout semble être dit. Il n’en est heureusement rien car, dès lors que l’on examine un corpus de mots dans la structure desquels on peut identifier -et(te), on s’aperçoit que le rôle dévolu à ce suffixe est de prime abord multiple, tant sémantiquement que catégoriellement. (ii) D’autre part, et là l’obstacle est plus difficile à surmonter, le suffixe -et(te) et, plus largement, les suffixes dits «diminutifs» se sont vus consacrer tant d’études qu’espérer proposer un traitement novateur est présomptueux. Aussi préciserai-je dès à présent l’originalité de la démarche adoptée : (i) conformément au cadre théorique dans lequel s'inscrit ce travail, il s'agit de rendre compte de façon conjointe de la forme et du sens des mots en -et(te) du français, et de dégager l’instruction sémantique unique associée à la suffixation par -et(te) ; (ii) Les analyses proposées cherchent à rendre compte de l'articulation entre sens et référence. Plus précisément, il s'agit de montrer que la référence des mots construits en -et(te) est préprogrammée par leur sens construit, et que des mécanismes interprétatifs de deux types peuvent par ailleurs intervenir : mécanismes d’inférence et d’ajustement à partir de ce sens construit fondés sur des connaissances pragmatiques et culturelles concernant les référents, et, éventuellement, mécanismes réguliers de changement de sens. L'ouvrage s’articule en deux grandes parties que vient séparer un intermède : – La première partie constitue classiquement en un état des lieux. Après avoir donné dans le premier chapitre un aperçu de l’hétérogénéité des rôles apparemment assumables par le(s) suffixe(s) -et(te) en français, un point est fait dans le second chapitre sur les différentes stratégies qui ont été développées pour rendre compte de cette hétérogénéité. – L'intermède se scinde en deux chapitres : après quelques considérations épistémologiques formulées dans le premier chapitre, le second chapitre consiste en un corps de propositions permettant de mettre en place la grammaire du suffixe -et(te). La principale hypothèse défendue est que ce suffixe est fondamentalement un marqueur d’appropriation, cette valeur générique se réalisant différemment selon la catégorie lexicale, le sens et la référence de la base à laquelle il s’applique. – La troisième partie est dédiée à argumenter le corps de propositions précédemment formulées. Les quatre premiers chapitres sont consacrés à tous les types de dérivés s’opposant en première analyse à l’hypothèse de l’appropriation, soit pour des raisons sémantiques (chapitre 1), soit pour des raisons catégorielles et, par conséquent, également sémantiques (chapitres 2, 3 et 4). Après avoir réduit tous ces cas apparemment rebelles, un bref cinquième chapitre est consacré à un type catégoriel de dérivés sémantiquement compatible avec la piste de l’appropriation : celui des adverbes comportant un adverbe dans leur structure.

Domaines

Linguistique
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-04109100 , version 1 (22-11-2023)

Identifiants

  • HAL Id : hal-04109100 , version 1

Citer

Georgette Dal. Grammaire du suffixe -et(te). Didier Erudition, 1997. ⟨hal-04109100⟩

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