Effets d'un entraînement intensif des fonctions exécutives sur les performances en lecture et en mathématique chez les enfants dyslexiques bilingues au Liban. - Université de Lille Accéder directement au contenu
Poster De Conférence Année : 2022

Effets d'un entraînement intensif des fonctions exécutives sur les performances en lecture et en mathématique chez les enfants dyslexiques bilingues au Liban.

Résumé

Executive functions (EF) are not systematically involved in dyslexia. Furthermore, Ramus (2004) suggests that approximately half of dyslexias are associated with another cognitive disorder. Among neuropsychological disorders, executive dysfunction is associated with dyslexia, particularly on tasks of inhibition and mental flexibility (Reiter & al., 2005). Achieving these two components constitutes an obstacle to compensating for the disorder and acquiring new learning (Thibault & Pitrou, 2012). In addition, the incorporation of strategies aimed at improving executive functioning, particularly at the level of inhibition, in a global program for dyslexic and non-dyslexic children with difficulties can be beneficial for reading and writing skills (Alteimer, 2008). ). Relative to the bilingual Lebanese population, some children with specific learning disabilities do not progress at the same rate as others benefiting from the same monitoring. In this study, we explore in these children the link between inhibition, cognitive flexibility and performance in reading and mathematics. The objective is to verify whether EF training through oral language can improve the care of bilingual children suffering from specific learning disorders associated or not with an executive deficit. This involves training inhibition and cognitive flexibility and evaluating its impact on the reading and mathematics skills of dyslexic children. Adapted, intensive training (three weekly sessions) is carried out for three months. The tasks are computerized and respect the principle of gradual progression of difficulties. Three hypotheses are formulated. We assume that EF training should benefit dyslexic children with dysexecutive disorder more than dyslexic children without dysexecutive disorder. We also hypothesize that EF training should have a greater impact on the cognitive flexibility and inhibition abilities of dyslexic children with dysexecutive disorder than those of dyslexic children without dysexecutive disorder. Finally, this training is expected to improve reading and mathematics skills. The study focuses on two groups of children aged between 8 and 11 years old from a privileged socio-economic background. The first (N=10) presented with dyslexia/dysorthography without associated dysexecutive disorder. The second group (N=10) is made up of children with dyslexia/dysorthography associated with a dysexecutive disorder. No child has a brain injury, intellectual disability, neurological or psychiatric history, psychological problem or sensory deficit. Both groups follow a normal school curriculum. Concerning the tests, cognitive efficiency is assessed with the Wechsler scales (WISC 5). For flexibility, inhibition and cognitive impulsivity, we opted for the tests (little green men, on-off, contrary world and image matching). The EF assessment behavioral inventory for parents and teachers “Brief” is also used. Concerning oral language, lexical access and reading skills, the BELEA battery, an adaptation of the Odedys battery and the (ELO-L) an adaptation of the ELO-F are chosen. For mathematical skills, (Zareki) is administered. Finally, a questionnaire designed by the Lebanese Ministry of Social Affairs to assess the socio-economic level of parents is completed. The results of this study are currently being processed.
Les fonctions exécutives (FE) ne sont pas systématiquement impliquées dans la dyslexie. Par ailleurs, Ramus (2004) avance qu'environ la moitié des dyslexies sont associées à un autre trouble cognitif. Parmi les troubles neuropsychologiques, le dysfonctionnement exécutif est associé à la dyslexie en particulier sur les tâches d'inhibition et de flexibilité mentale (Reiter & al., 2005). L'atteinte de ces deux composantes constitue un obstacle à la compensation du trouble et à l'acquisition des nouveaux apprentissages (Thibault & Pitrou, 2012). En outre, l'incorporation de stratégies visant à améliorer le fonctionnement exécutif notamment au niveau de l'inhibition dans un programme global chez les enfants dyslexiques et non dyslexiques en difficultés peut être bénéfique sur les habiletés de lecture et d'écriture (Alteimer, 2008). Relativement à la population libanaise bilingue, certains enfants ayant des troubles spécifiques d'apprentissage ne progressent pas au même rythme que d'autres bénéficiant du même suivi. Dans cette étude, nous explorons chez ces enfants le lien entre l'inhibition, la flexibilité cognitive et les performances en lecture et en mathématique. L'objectif est de vérifier si un entraînement des FE par le biais du langage oral permet d'améliorer la prise en charge des enfants bilingues souffrant de troubles spécifiques d'apprentissage associés ou non à un déficit exécutif. Il s'agit d'entraîner l'inhibition et la flexibilité cognitive et d'évaluer son impact sur les habiletés de lecture et de mathématique des enfants dyslexiques. Un entraînement adapté, intensif (trois séances hebdomadaires) est réalisé pendant trois mois. Les tâches sont informatisées et respectent le principe de progression graduelle des difficultés. Trois hypothèses sont formulées. Nous supposons qu'un entraînement des FE devrait davantage bénéficier aux enfants dyslexiques présentant un trouble dysexécutif qu'aux enfants dyslexiques ne présentant de trouble dysexécutif. Nous supposons également que l'entraînement des FE devrait davantage impacter les capacités de flexibilité cognitive et d'inhibition des enfants dyslexiques présentant un trouble dysexécutif que celles des enfants dyslexiques sans trouble dysexécutif. Enfin, on s'attend à ce que cet entraînement améliore les habiletés de lecture et celles en mathématique. L'étude porte sur deux groupes d'enfants âgés entre 8 et 11 ans issus d'un milieu socio-économique favorisé. Le premier (N=10) présentant une dyslexie/dysorthographie sans trouble dysexécutif associé. Le second groupe (N=10) est constitué d'enfants ayant une dyslexie/dysorthographie associée à un trouble dysexécutif. Aucun enfant ne présente une lésion cérébrale, une déficience intellectuelle, un antécédent neurologique ou psychiatrique, un problème psychologique ou un déficit sensoriel. Les deux groupes suivent un cursus scolaire normal. Concernant les épreuves, l'efficience cognitive est évaluée avec les échelles de Wechsler (WISC 5). Pour la flexibilité, l'inhibition et l'impulsivité cognitive, nous avons opté aux tests (des petits hommes verts, marche-arrête, monde contraire et d'appariement d'images). L'inventaire comportemental d'évaluation des FE à destination des parents et des enseignants « Brief » est également utilisé. Concernant le langage oral, l'accès lexical et les habiletés en lecture, la batterie BELEA, une adaptation de la batterie Odedys et l'(ELO-L) une adaptation de L'ELO-F sont choisies. Pour les habiletés mathématiques, le (Zareki) est administré. Enfin, un questionnaire conçu par le Ministère des affaires sociales libanais pour évaluer le niveau socio-économique des parents est rempli. Les résultats de cette étude sont en cours de traitement.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-04312035 , version 1 (28-11-2023)

Identifiants

  • HAL Id : hal-04312035 , version 1

Citer

Darine Al Naboulsi, Bruno Vilette. Effets d'un entraînement intensif des fonctions exécutives sur les performances en lecture et en mathématique chez les enfants dyslexiques bilingues au Liban.. 14ème Colloque International RIPSYDEVE, Jun 2022, Montpellier, France. ⟨hal-04312035⟩
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