Post-mortem biological diagnostic of anaphylaxis - Université de Lille Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Toxicologie Analytique et Clinique Année : 2022

Post-mortem biological diagnostic of anaphylaxis

L. Firrera
  • Fonction : Auteur
C. Bottinelli
  • Fonction : Auteur
N. Cartiser
  • Fonction : Auteur
I. Nahamani
  • Fonction : Auteur
C. Chatenay
  • Fonction : Auteur
L. Fanton
  • Fonction : Auteur
G. Hoizey
  • Fonction : Auteur
J Gaulier
  • Fonction : Auteur

Résumé

The diagnosis of death after anaphylactic shock, the most severe manifestation of anaphylaxis, is one of the most difficult situations that forensic toxicologists can face. After a review of the pathophysiological and diagnostic data concerning anaphylactic shock, this manuscript aims to present the advantages and limitations of biomarkers that can be used in the post-mortem situation, illustrated by a case. As in clinical situation, total IgE and specific IgE analyses are possible in post-mortem serum but only allow verification of the atopic disposition and the degree of sensitization of the patient. A post-mortem serum tryptase assay may be considered despite technical constraints (need for non-hemolyzed serum or plasma). But, the interpretation of the results is challenging because of the natural in cadaver increase of tryptasemia. The urinary determination of N-methylhistamine also seems to be applicable in post-mortem situations. But, if a positive result (high concentration) is rather in favor of an antemortem anaphylactoid reaction, it is still difficult to consider that it allows affirming this diagnosis. Most often, it is the anamnesis and the autopsy and anatomopathological findings which, associated with these biological results, allow to advance a diagnosis which remains not very formal, as in the presented case.
Le diagnostic de décès consécutif à un choc anaphylactique, manifestation la plus grave de l’anaphylaxie, fait partie des situations difficiles auxquelles peuvent être confrontés les toxicologues. Après un rappel des données physiopathologiques et diagnostiques concernant les chocs anaphylactiques ; ce manuscrit se propose de présenter les avantages et limites des éléments de diagnostic biologiques pouvant être utilisés en situation post-mortem, illustrés d’un cas. À l’instar du diagnostic biologique chez le vivant ; les analyses des IgE totales et des IgE spécifiques sont possibles dans du sérum post-mortem mais ne permettent que de vérifier la disposition atopique et le degré de sensibilisation du patient. Un dosage de tryptase sérique post-mortem peut être envisagé malgré les contraintes techniques (nécessité de disposer de sérum ou plasma non hémolysé). Mais, l’interprétation des résultats est très limitée du fait de l’augmentation naturelle de la tryptasémie in cadaver. Le dosage urinaire de N-méthylhistamine semble également pouvoir être appliqué en situation post-mortem. Mais, si un résultat positif (concentration élevée) est plutôt en faveur d’une réaction anaphylactoïde antemortem, il est demeure difficile de considérer qu’il permet isolément d’affirmer ce diagnostic. Bien souvent, c’est l’anamnèse et les constatations autopsiques et anatomopathiologiques qui, associés à ces résultats biologiques, permettent d’avancer un diagnostic qui demeure difficilement formelle, comme dans le cas présenté.
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hal-04474871 , version 1 (23-02-2024)

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Paternité

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Citer

L. Firrera, C. Bottinelli, N. Cartiser, I. Nahamani, C. Chatenay, et al.. Post-mortem biological diagnostic of anaphylaxis. Toxicologie Analytique et Clinique, 2022, Toxicologie Analytique et Clinique, 34 (4), p.255-261. ⟨10.1016/j.toxac.2022.08.003⟩. ⟨hal-04474871⟩

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