Trajectoires d’activité des immigrés : une approche sociohistorique, 1968-2008 - Université de Lille Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue (Article De Synthèse) Population (édition française) Année : 2020

Immigrant employment trajectories in France, 1968–2008: A sociohistorical approach

Trajectoires d’activité des immigrés : une approche sociohistorique, 1968-2008

Résumé

In public debate, immigrants are often considered a homogeneous and undifferentiated group. Informed by historical and sociodemographic research, this article aims to contribute to a better understanding of the diversity of immigrant trajectories in France. To do so, it studies the employment trajectories of individuals arriving in France from 1968 onwards and bases its analysis on the Trajectories and Origins (TeO) survey conducted by INED and INSEE in 2008, in particular its retrospective timeline. The optimal matching method, coupled with the modelling of transition probabilities between various states of employment, enables us to construct and qualify, using a sociological approach, various types of trajectories, as well as to explain the key transitions within the population between education and unemployment, employment and unemployment, and non-working homemaker and salaried employment. The employment trajectories analysed in this way are determined by gender, any professional experience prior to migration, country of origin, and age at migration. In historical terms, the 1970s saw a reconfiguration of the entry requirements into a working environment that was more unstable and more likely to feature time outside salaried employment.
Les immigrés sont souvent considérés, dans le débat public, comme s’ils formaient un ensemble homogène et indifférencié. Cet article vise à contribuer, dans la lignée d’autres travaux historiques ou sociodémographiques, à une meilleure compréhension de la diversité de leurs trajectoires en France. Pour cela, il étudie les trajectoires d’activité d’individus arrivés en France après 1968, en s’appuyant sur l’enquête Trajectoires et origines (TeO) conduite par l’Ined et l’Insee en 2008, en particulier sur son calendrier rétrospectif. La méthode d’appariement optimal, couplée à une modélisation des probabilités de transition entre divers états des trajectoires d’activité, permet de construire et de qualifier sociologiquement des types de trajectoires, mais aussi d’expliquer les transitions les plus structurantes au sein de la population entre études et non-emploi, emploi et chômage, inactivité au foyer et salariat. Les trajectoires d’activité ainsi analysées sont déterminées par le sexe, les expériences professionnelles éventuelles avant la migration, ainsi que par le pays d’origine et l’âge à la migration. Sur le plan historique, les années 1970 reconfigurent les modalités d’entrée dans un monde du travail plus précaire, plus fréquemment marqué par des moments hors salariat.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-03011466 , version 1 (18-11-2020)

Identifiants

Citer

Pierre Blavier, Anton Perdoncin. Trajectoires d’activité des immigrés : une approche sociohistorique, 1968-2008. Population (édition française), 2020, 75 (1), pp.39-70. ⟨10.3917/popu.2001.0039⟩. ⟨hal-03011466⟩
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