La circulation des officiers de finances dans l’État bourguignon (milieu XIVe-fin XVe siècle) - Université de Lille Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Revue du Nord Année : 2017

La circulation des officiers de finances dans l’État bourguignon (milieu XIVe-fin XVe siècle)

Résumé

The circulation of Financial officers in the Burgundian State (mid. 14th-late 15th Century) The gathering of many principalities in the Burgundian states combined with the mobility of the court of the Valois dukes and their connection to French monarchy led to the acceleration of a phenomenon already documented since the late thirteenth century : mobility of finance officers. Treasurers, receivers, masters of accounts recruited from the clergy, urban bourgeoisie and bureaucracy, often had to abandon a strictly local environment for their career, otherwise to remain in poor positions. As central institutions were settled in capitals as Dijon or Lille, some officers could install there ; cities essential to the functioning of the princely finances as Bruges also drew some of financial managers eager to adopt the housing and artistic consumption of urban elites and curiales. They were exposed in 1477 to a backlash as the protests against centralization exploded after the death of Charles the Bold. Still, the desire to anchor their family land, intending to access the nobility, often pushed the highest finance officers to maintain their ties to their homeland, attempting a complex interplay between global and local levels.
Le rassemblement de nombreuses principautés au sein de l’État bourguignon, les liens entretenus par les ducs Valois avec la monarchie et les pratiques ambulatoires de la cour ont fortement accéléré un phénomène déjà attesté à la fin du xiiie siècle : la mobilité des officiers de finances. Trésoriers, receveurs, maîtres des comptes recrutés au sein du clergé, des bourgeoisies urbaines et des milieux bureaucratiques ont le plus souvent, pour faire carrière, dû abandonner un cadre strictement local, sauf à demeurer dans des offices domaniaux de faible envergure. Si l’enracinement d’institutions centrales a favorisé de nouvelles implantations dans des « capitales » comme Dijon et Lille, les grandes villes essentielles au fonctionnement des finances princières comme Bruges ont également attiré leur lot de financiers avides d’adopter les modes de résidence et de consommation artistique des élites urbaines et curiales, quitte à s’exposer en 1477 à un retour de flammes dans le mouvement de contestation de la centralisation opérée par Charles le Téméraire. Reste que la volonté d’ancrer leur famille dans une terre, condition d’accès à la noblesse, a souvent poussé les plus hauts officiers de finances à maintenir leurs attaches dans leur territoire d’origine, s’inscrivant dans un jeu complexe entre global et local.

Domaines

Histoire
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-03672206 , version 1 (19-05-2022)

Identifiants

Citer

Jean-Baptiste Santamaria. La circulation des officiers de finances dans l’État bourguignon (milieu XIVe-fin XVe siècle). Revue du Nord, 2017, Revue du Nord, 416 (3), pp.533-555. ⟨10.3917/rdn.416.0533⟩. ⟨hal-03672206⟩
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