L’enquête des « écoles vitaminées » à l’EPS et perspectives de recherche - Université de Lille Accéder directement au contenu
Article Dans Une Revue Ejournal de la recherche sur l’intervention en éducation physique et sport Année : 2024

L’enquête des « écoles vitaminées » à l’EPS et perspectives de recherche

Résumé

This article is based on the survey entitled “Schools boosted by physical and sports education” [Ecoles vitaminées à l’EPS] (Pontais, 2021) which refers to schools where PE (Physical Education and Sport) is considered fundamental, is taught in line with the expectations of the curricula and participates in the dynamics of school projects through the teaching of Physical, Sporting and Artistic Practices (PPSA). The study is based on a survey of semi-directive interviews with the team of teachers in these schools. It identifies the ways in which these schools manage to meet the compulsory PE timetable and highlights the conditions that help to ’energise’ them, i.e. the proximity of facilities, the sense given to the challenges of PE, and sporting events during school time. Primary school PE is not taught to the standard set out in the curricula (3 hours a week), even though there are major health issues at stake and inequalities in access to physical culture, sport and the arts persist. And yet, even in an unfavourable context, some schools manage to treat PE as a fundamental subject and to revitalise their school project by teaching PPSA. Understanding the workings of these “Ecoles vitaminées à l’EPS” was the aim of a survey carried out by two trade-unions (FSU), which we report on here first. Secondly, we present a number of avenues of research that could be explored.
Cet article s’appuie sur l’enquête « Les écoles vitaminées à l’EPS » (Pontais, 20211) qui désigne les écoles où l’EPS (Education physique et Sportive) considérée comme fondamentale, est enseignée à la hauteur des attendus des programmes et participe à la dynamique de projets d’école par l’enseignement de Pratiques Physiques, Sportives et Artistiques (PPSA). L’étude est fondée sur une enquête d’entretiens semi-directifs avec l’équipe d’enseignant.es de ces écoles. Elle permet d’identifier de quelle manière celles-ci réussissent à assurer l’horaire obligatoire d’EPS et dégage les conditions qui participent à les « vitaminer », à savoir la proximité des équipements, le sens donné aux enjeux de l’EPS, les rencontres sportives sur le temps scolaire, la présence d’un.e collègue personne-ressource dans l’école. En effet, l’EPS à l’école primaire n’est pas enseignée à la hauteur de ce que les programmes prévoient (3 heures par semaine), alors même que les enjeux de santé sont criants et que des inégalités d’accès à la culture physique, sportive et artistique persistent. Or, même dans un contexte qui n’est pas favorable, certaines écoles réussissent à considérer l’EPS comme une discipline fondamentale et à dynamiser leur projet d’école par l’enseignement de PPSA. Comprendre le fonctionnement de ces « Ecoles vitaminées à l’EPS » a été l’enjeu d’une enquête portée par deux syndicats de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), enquête que nous rapportons ici dans un premier temps. Dans un second temps, nous présentons quelques pistes de recherche qui nous paraissent intéressantes à investiguer, notamment dans une perspective de développement « d’une EPS de qualité ».

Dates et versions

hal-04605483 , version 1 (07-06-2024)

Identifiants

Citer

Claire Pontais, Antoine Thépaut, Ingrid Verscheure. L’enquête des « écoles vitaminées » à l’EPS et perspectives de recherche. Ejournal de la recherche sur l’intervention en éducation physique et sport, 2024, 54, ⟨10.4000/11qez⟩. ⟨hal-04605483⟩
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